Convolvulus
Encore un roman - offert gratuitement par Folio pour l’achat de deux autres volumes - d’autant plus irritant que je le lis pendant des vacances peu actives en ce domaine. Je n’irai pas jusqu’à la fin, tout m’y agace, du style à la façon de mener l’intrigue, et d’ailleurs j’ai déjà lu la fin, sur …
Puis-je désormais dire que j’ai « lu » Enfance de Nathalie Sarraute ? C’est le problème avec les livres audio : on les a écoutés , on ne les a pas lus . J’ai déjà éprouvé ce sentiment inconfortable à l’écoute – j’allais écrire la lecture – de Lettre à une inconnue de Zweig, que donc, je n’ai pas « …
En ce moment même, la voix aiguë de Blaise Cendrars, un peu nasillarde, avec des roulements et des traînements suisses, lit la première laisse de La Prose sur France Culture. C'est émouvant.
je m'souviens ma mère m'aimait Et je suis aux galères Je m’souviens ma mère disait Mais je n’ai pas cru ma mère Ne traîn’ pas dans les ruisseaux T’bats pas comme un sauvage T’amuse pas comme les oiseaux Elle me disait d’être sage J’ai pas tué, j’ai pas volé J’voulais courir la chance J’ai pas tué, …
J’adore les gens qui savent conter des histoires. Comme Jean Renoir, avec sa faconde et son accent parigot. Il y en a des heures enregistrées à l’INA et ça se trouve en CD. Ce matin, c’était Pierre Barouh, chez Philippe Meyer, La Prochaine fois je vous le chanterai. Pierre Barouh est quand même …
L’Homme hermétique , c’est l’histoire de Paul, telle qu’elle émerge de la polyphonie des débuts, des scènes de famille où les prénoms des uns et des autres (évoqués dans un dramatis personae initial incongru à l’orée d’un « roman ») sont comme des éclaboussures qui masqueraient le point central. …
Par un été caniculaire, la mort du vieil oncle Ernest est à l’origine d’une méditation sur la mémoire des familles, des villages, des terroirs, et sur l’effacement des êtres et des choses. Évocation vivace et expressive d’un univers à la fois intime et collectif – en Poitou roman, au bord de la …
« J’ai été l’homme, ou si l’on veut l’oiseau le plus superflu du monde » Il y a quelque chose de très russe dans la manie introspective et la lucidité désabusée de Saul Karoo . C’est ce que je me disais en lisant un mince ouvrage (72 pages), joli in octavo, couverture quadrillée comme les pages …
Je viens de lire, d’une traite, L’Equilibre du monde , de Rohington Mistry, auteur canadien d’origine indienne. Près de 700 pages grand format, avalées entre hier et aujourd’hui. Et, je ne peux m’empêcher de le dire d’emblée, je termine ce roman tout imprégnée de tristesse, alors même que j’ai …
« J’allume une cigarette et je remonte vers le nord. J’ai l’impression que ma barbe est comme un chien que je dois promener. Elle me précède, comme si elle connaissait le chemin jusqu’à mon appartement. » Il y a cinq parties : New York, Los Angeles, Sotogrande, Pittsburg, Ici et là , où l’on voit …