Cendrars vespéral
En ce moment même, la voix aiguë de Blaise Cendrars , un peu nasillarde, avec des roulements et des traînements suisses, lit la première laisse de La Prose sur France Culture. C'est émouvan
C’est en lisant qu’on devient liseron
En ce moment même, la voix aiguë de Blaise Cendrars , un peu nasillarde, avec des roulements et des traînements suisses, lit la première laisse de La Prose sur France Culture. C'est émouvan
je m'souviens ma mère m'aimait
Et je suis aux galères
Je m’souviens ma mère disait
Mais je n’ai pas cru ma mère
Ne traîn’ pas dans les ruisseaux
T’bats pas comme un sauvage
T’amuse pas comme les oiseaux
Elle me disait d’être sage
J’ai pas tué, j’ai pas volé
J’voulais courir la chance
J’ai pas tu …
J’adore les gens qui savent conter des histoires. Comme Jean Renoir, avec sa faconde et son accent parigot. Il y en a des heures enregistrées à l’INA et ça se trouve en CD. Ce matin, c’était Pierre Barouh, chez Philippe Meyer, La Prochaine fois je vous le chanterai. Pierre Barouh est quand mê …
L’Homme hermétique , c’est l’histoire de Paul, telle qu’elle émerge de la polyphonie des débuts, des scènes de famille où les prénoms des uns et des autres (évoqués dans un dramatis personae initial incongru à l’orée d’un « roman ») sont comme des éclaboussures qui masqueraient le point centra …
Par un été caniculaire, la mort du vieil oncle Ernest est à l’origine d’une méditation sur la mémoire des familles, des villages, des terroirs, et sur l’effacement des êtres et des choses. Évocation vivace et expressive d’un univers à la fois intime et collectif – en Poitou roman, au bord de …
« J’ai été l’homme, ou si l’on veut l’oiseau le plus superflu du monde »
Il y a quelque chose de très russe dans la manie introspective et la lucidité désabusée de Saul Karoo . C’est ce que je me disais en lisant un mince ouvrage (72 pages), joli in octavo, couverture quadrillée comme les pag …
Je viens de lire, d’une traite, L’Equilibre du monde , de Rohington Mistry, auteur canadien d’origine indienne. Près de 700 pages grand format, avalées entre hier et aujourd’hui. Et, je ne peux m’empêcher de le dire d’emblée, je termine ce roman tout imprégnée de tristesse, alors même que j’ …
« J’allume une cigarette et je remonte vers le nord. J’ai l’impression que ma barbe est comme un chien que je dois promener. Elle me précède, comme si elle connaissait le chemin jusqu’à mon appartement. »
Il y a cinq parties : New York, Los Angeles, Sotogrande, Pittsburg, Ici et là , où l’on vo …
On se demande pourquoi le vieillard qui illustre la couverture du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est vêtu d’une grenouillère rose en peluche dont la tête de cochon est posée au sol, sinon dans le cadre du concours d’illustrations de couvertures hideuses qui semble avoir frap …
Deux extraits de « bonnes feuilles » entendus par inadvertance sur France Culture. La première fois, c’était Amélie Nothomb. Une voix acide, qui m’a rappelé celle de Karin Viard , mais avec une diction tellement trébuchante que je me suis inquiétée pour la comédienne. Raté, c’était l’autrice, q …