Je viens de relire Le Naufrage de la Vesle Mari, dixième volume des Racontars Arctiques de Jørn Riel, mais peut-être pas le dernier puisque l’auteur a dit au Salon du livre qu’il lui en restait à écrire – en fonction du temps qui lui serait laissé… je l’avais déjà lu l’année dernière, mais j’avais été si choquée du sort de Museau dans la première nouvelle (et puis c’était le bac, période propice à une extrême fatigue) que c’était comme si je ne l’avais pas lu. C’est encore le bac, mais je suis beaucoup plus réceptive. Si je rechigne toujours à la chute, quoique latine, de la nouvelle sobrement intitulée Museau, je me suis régalée aux sept autres qui toutes, d’ailleurs, portent le nom d’un des chasseurs, sauf la nouvelle éponyme, où l’on découvre la mortelle guerre psychologique qui oppose, sur la Vesle Mari moribonde (La petite Marie, du nom de la mère du capitaine), Bjørken au capitaine Olsen, sous le regard et les paris des chasseurs rescapés et autres habitants de la pointe sud du Groenland, car c’en est fini de la vie libre au Nord Est depuis la fermeture par circulaire des cabanes de chasse. Vous connaîtrez donc, outre le sort de Bjørken, celui de Lasselille son disciple benêt, ceux des deux musiciens Doc et Mortensen, et du Comte et de Volle les agriculteurs, celui du Lieutenant ET de ses splendides moustaches, et enfin, tellement improbable et pourtant si réjouissant, celui de Valfred l’allongé, au dentier resplendissant et aux intarissables histoires. Sa dernière n’est pas des moindres.
Quant aux éditions Gaia, elles ont renoncé à leur marque de fabrique, ces pages roses qui faisaient un peu papier cul. Elles y gagnent.
2 commentaires
Vous pouvez vous inscrire gratuitement pour laisser un commentaire ou recevoir nos prochains articles.