Convolvulus
Voilà près d’un mois qu’il m’attendait sur un coin de table de nuit. Sur la couverture une belle photo de Willy Ronis, le dos d’une femme nue assise, comme un corps de violoncelle, auprès d’une fenêtre. Je l’ai lu entre hier soir et aujourd’hui. Irène Nemirovsky , pour moi, c’est une découverte. …
(...) il n'aurait pas fallu ce sourire, cette douceur, cette façon de s'en remettre à vous, de vous confier sa vie, les instants, les heures qui venaient, obscures, invisibles, mais plutôt sur le visage quelque chose de mauvais, quelque chose de revêche qui vous fasse vous éloigner, vous agacer, il …
La Comédie de Picardie proposait hier une adaptation pour la scène – le monologue d’un technocrate satisfait, indifférent et philanthrope – de la Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d'être à la charge de leurs parents ou de leur pays, et pour les rendre utiles au public , …
C'est un charmant roman, grouillant de personnages gentiment excentriques. En sortant de son institution religieuse, Marie-Jeanne encore enfant finit par aller faire tous les soirs ses devoirs chez Ted et Flore, un ancien jockey et une dame qui vit de " ses gros charmes ". Elle y trouve affection, …
Roman haï des uns, adoré des autres. Ignorons à tout jamais l’approbation très officielle qu’il a un jour reçue d’un qui ne fraye guère avec les livres - encore moins avec les pavés, échos pour lui d’une époque honnie, celle justement, de la publication de cet énorme volume, par moi découvert huit …
Mince volume, d’une écriture très poétique, qui évoque la tourmente réciproque installée dans les vies de Luce et sa mère, La Varienne , et dans celle de l’institutrice, la douce Mademoiselle Solange , par l’entrée de Luce à l’école. D’un côté, « les demeurées », une maison close sur elle-même, un …
Une petite île d’enfance, puis, au bout du monde une deuxième grande île, celle de l’âge adulte. Deux fillettes, puis trois enfants que le fil de l’histoire voit s’épanouir en jeunes adultes puis vieillir jusqu’à l’âge installé. Deux, trois... une quatrième maison… et un couvent en nid d’aigle. Un …
Cinq cents pages et plus. Ces romans-univers dont la lecture est aussi un défi. Parce qu’il faut trouver assez de temps – et de solitude – pour en avaler d’une traite le tout ou au moins une grande partie, parce qu’ils pèsent un âne mort dans le sac où on est obligée de les transporter partout pour …
et je n'ai pas le temps ce soir de faire de grandes déclarations, ni même de déposer une note de lecture. J'ai eu plaisir à partager ainsi mes lectures, à me plier à l'exercice de transmettre, sans trop en dévoiler les intrigues, la saveur des œuvres (mes "coups de gueule" sont rares...), avec des …
J'ai commis une erreur d'attribution, semble-t-il, en associant le nom de Queneau à la devise de ce blog, qui est la mienne depuis de si longues années (sans que je l'ai trouvée chez quiconque, d'ailleurs, elle doit être naturelle à tous les amateurs de livres, de proverbes et de calembours). Voici …