Tout ce monde essaie de s’arranger avec la vie et sa pagaille, l’argent ou son absence (faut-il vendre aux promoteurs ?), et la question du bonheur : tout est-il pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Les monades de Leibniz se promènent parmi les gâteaux sardes, l’amant premier, l’amant second et le blessé (amant troisième) de Madame, à qui sa bonté ardente et sa beauté ne garantissent certes pas une vie sentimentale paisible (elle a bien des traits de la grand-mère de Mal de Pierres, en particulier cette sexualité en quelque sorte « naturellement » sadique qui n’est pas l’une des moindres étrangetés de cet univers). Il y a aussi le coq, Niki niki, la jument, la voiture (la Ferrarina). Et puis le battement des ailes (des anges, du père ?), et surtout, les mots. Ce style limpide, fluide, oral comme celui d’un conteur, comme un courant de conscience mis en forme par la parole, qui affirme avec simplicité que les histoires sont le seul remède, la seule FORME possible face au dérangement universel.

«*Ailes de papa» (babbo est une forme dialectale)
http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/02/07/milena-agus-j-ai-decouvert-que-l-ecriture-rachete-le-reel_1008422_3260.html