Lequel clochard la passera au narrateur 3 (un des ses hommes, autrefois), pour la reprendre avant de la passer au narrateur 4 (l’inquiétant Hermann), puis au narrateur 5 (l’aumônier) etc… j’en oublie peut-être, quoique ce soit un très mince ouvrage. L’histoire a beau être éclairée d’une sulfureuse aura satanique, entre virilité de caserne avant-guerre (laquelle ? la première, sans doute, où ? dans une ville d’Europe centrale proche de l’Italie et de culture germanique), rencontre féminine torride et mystérieuse, et pulsions homosexuelles chez le narrateur 2 très vite fasciné par la troublante toute-puissance de l’Hermann sus-mentionné (un type vraiment très fort, qui comprend tout de suite les failles et les désirs obscurs de tout un chacun et se met en devoir de les faire sauter à coups d’orgies et de messes noires, même si ça ne s’appelle pas comme ça – il y a une scène où on a vraiment l’impression d’être dans Eyes Wide Shut), j’en ai eu pour ma part vite assez de cette histoire gothique surannée, de ces personnages schématiques, et du simplisme trop élémentaire de la construction narrative. Une chose est intéressante : les considérations sur la guerre comme révélateur, qui n’ont rien de convenu, et portent.
Heureusement, il y en a pour une petite heure de lecture. J’avais déjà lu, et oublié, du même, une « Véranda » à demi-fantastico-gothique, encore.
Dans le même genre, libertinage + écriture très classique et généreuse, je parlerai bientôt de « Mont-Dragon » de Robert Margerit. Ça, c’est vraiment bien.
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