C’est bigrement efficace. Toujours très cinématographique, dans l’écriture (les scènes dans la vieille demeure « gothique », à la Hitchcock ? avec les bandits et la vieille dame égarée...) comme dans les références : « Assis à côté d’elle [Tina, l’espionne aux interminables ‘jambes chatoyantes’], Josh avait l’impression de promener son guépard domestique » (Bringing Up Baby, isn’t it ?), tissant habilement angoisse et humour. La faute de Josh est si terriblement humaine qu’on ne peut faire autrement que de s’identifier à lui : il a accepté de l’argent immérité, et voici qu’il doit payer, et qu’à la peur obsédante qui l’a investi s’ajoute une culpabilité quasi « originelle ».
Le salut est dans le monde du jeu, du théâtre. Si c’est moins noir que « Le Couperet », la morale n’y est pas plus sauve, et pourquoi diable y prend-on un tel plaisir ?
* Ben non, ça n’est pas possible : bien qu’il soit dit dans le texte que « cette routine [de l’arrivée du chèque] franchirait bientôt le nouveau millénaire », il n’y a eu de vendredi 15 juillet qu’en 1994, et en 2005., j'ai vérifié. Gauchissement du réel, là aussi.
« I believe my subject is bewilderment...
... but I could be wrong »
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